Vie privée et vie au boulot s'interpénètrent de plus en plus, selon une étude réalisée par l'Ifop pour la société Good Technology (1) rendue publique le 22 mai dernier.
L'utilisation 24h sur 24 des technologies permettant de consulter ses mails ou d'aller sur les réseaux sociaux facilitent ou empoisonnent la journée du cadre. Explications.
Les cadres sont de plus en plus nombreux à venir au travail avec leur Iphone, Androïd et autres tablettes perso qui détrônent les Black-Berry offerts par l'entreprise jugés moins performants.
Du coup, happés par leurs applis, leurs contacts à eux, et bombardés de mails venus de partout et à toute heure, les cadres se mettent parfois sous pression tous seuls. Ce qui accentue la porosité entre le bureau et la maison.
La maison et les loisirs s'invitent au bureau et les courriels professionnels dans la vie perso.
LA CFTC REFUSE CET ETAT DE FAIT, CETTE BANALITE POUR CERTAINS...
L’autodiscipline est insuffisante.
Les sondés déclarent travailler quatre heures par semaine au-delà des horaires habituels. Plutôt le soir après le bureau pour 75% d'entre eux, mais pour la moitié des interviewés ce sont aussi des heures prises sur les week-ends, les jours férié et les congés passés en France. Face à de telles dérives, certains se gendarment par eux-mêmes. Pas question de travailler en vacances pour 56% des répondants, ni le dimanche (51%) ou le samedi (33%), encore moins le soir après une heure limite (49%). Sauf que tout ceci semble davantage relever de bonnes intentions que de la réalité.
Autodiscipline que l'entreprise pourrait favoriser
Eh oui, les cadres sont preneurs d'une désintoxication. A défaut d'y parvenir eux-mêmes, ils seraient d'accord pour que l'entreprise les y aide en leur coupant tout accès à leur boite électronique de bureau en dehors des heures travaillées, à l'instar de Volkswagen en Allemagne qui s'interdit d'envoyer tout e-mail professionnel à ses managers hors plages de travail.
Dans ces conditions extrêmes, le cadre peut légitimement considérer aujourd'hui que le temps grignoté sur son job pour ses affaires privées est une juste contrepartie de toutes les heures prises sur son temps libre.
Alléger l'un des plateaux de la balance devrait permettre d'équilibrer l'autre, sans forcément affecter la productivité.
(1) " Quand la vie professionnelle des cadres rencontre leur vie privée ". Etude réalisée du 16 au 19 avril 2012 auprès d'un échantillon représentatif de 1001 cadres d'entreprises de plus de 50 salariés