Au cours des douze derniers mois, vous est‐il arrivé d'interrompre ou de refuser une tâche pour préserver votre santé ou votre sécurité ?
12 % des salariés ont répondu par l'affirmative à cette question dans l'enquête Sumer 2010 et diffusée par la DARES.
Parmi ces 12 % de salariés, 16 % d'ouvriers, soit deux fois plus que les cadres et professions intellectuelles supérieures (8 %), et les hommes sont amenés à le faire un peu plus fréquemment (13 %) que les femmes (11 %).
Par rapport aux autres salariés, ils sont exposés à davantage de risques professionnels, et ont eu plus d'accidents de travail.
Certains contextes de travail mettent plus souvent les salariés en position d'interrompre ou de refuser une tâche.
Cela tient à la nature du poste de travail, mais aussi à l'organisation du travail et aux relations sociales avec les collègues, les supérieurs ou le public.
Sept profils distincts ont été dégagés, qui rassemblent entre 8 % et 22 % des salariés ayant interrompu ou refusé une tâche :
- les « isolés » (8 %) : les salariés exerçant de façon isolée des métiers de service physiquement et psychologiquement exigeants. Ce profil concerne plutôt des femmes (57 %) ;
- les « harcelés » (11 %) : salariés qui se sentent mal dans leur travail, en conflit avec leur hiérarchie ou leurs collègues ;
- les « agressés » (13 %) : salariés de la santé, de l'action sociale ou de la sécurité, en contact avec le public ;
- les « ouvriers de métier » : salariés autonomes, exerçant des métiers pénibles et dangereux (17 %) ;
- les « OS fragilisés » (14 %) : salariés effectuant un travail industriel routinier et très encadré ;
- les « stressés » (15 %) : salariés (cadres et professions intellectuelles) subissant les revers de l'autonomie et des responsabilités ;
- les « peu exposés » : 22 % des salariés ayant interrompu ou refusé une tâche sont dans ce groupe.
Source : DARES, Analyses n° 2013‐23, mars 2013
PLUS QUE JAMAIS, IL NE FAUT PAS RESTER SEUL ; IL NE FAUT PLUS GARDER SON SILENCE SUR NOTRE MAL ETRE AU TRAVAIL.
VOS REPRESENTANTS CFTC, VOS CHSCT SONT A VOTRE ECOUTE ET DISPOSITION POUR QUE LES CHOSES CHANGENT REELLEMENT.